POLITIQUE

Il ne sera pas question ici de politique politicienne, pas d’extrême, de centre, de gauche ou de droite ou même de vert. Tout ce petit monde en marche, en avant ou en arrière on ne sait plus, nous semble hors sol, complètement déconnecté des réalités basiques de ce monde, hypnotisé par des lois de marchés, de profit et de pouvoir comme si à toutes fins utiles justifiait tous moyens, encore faut-il définir l'utile dans un monde si superficiel. Car c'est bien le superficiel qui a pris le dessus dans les pays développés, là où on manque de l'essentiel vital dans les pays en voie de développement!  Mais que font les politiques? Pourquoi existe-t-il encore de nos jours, des pays qui connaissent guerre, famine et maladie, les trois grands piliers de l'extinction de masse. Pourquoi n'arrivons nous toujours pas à vivre en paix et en équilibre sur notre belle planète à l'ère de la démocratie?

"Politique" est issue du mot latin politicus, qui vient pour sa part, du grec « politikos » et qui est la manière d’organiser la cité, la façon dont celle-ci est gouvernée et gérée. Le politique a donc comme responsabilité, celle de représenter au mieux les intérêts du peuple, instaurer les lois qui régiront la vie en société dans un souci d'équité ou par exemple pour la France, de liberté, d'égalité et de fraternité. Le politique a donc en charge la responsabilité d'œuvrer pour le bien du peuple, et quoi de plus important pour le peuple que d'assurer de façon évidente sa propre survie?

Nous constatons aujourd'hui que le politique fait défaut à ces devoirs de base, plus enclin à assurer ses propres intérêts, aidé de lobbyistes toujours prêts à apporter finance en échange de compromis avantageux! Comme nous avons pu l'entrevoir dans la partie énergie et économie, le pouvoir n'est plus aux mains des politiques, mais aux mains de ceux qui possèdent argent et énergie (oligarque)! Ce n'est pas complètement vrai, mais force est de constater que c'est bien dans ce monde que nous vivons. Les politiques sont élus par le peuple et ont donc, à ce titre, le pouvoir mandaté par ce dernier! La réalité semble toute autre, car les politiques ont cédé ce pouvoir, ou plutôt vendu au fil des années.

 

Traître pensez-vous?

Résultat, le peuple est aujourd'hui enfermé dans un système économique pyramidal complexe qui l'asservi au lieu de le servir. Et c'est là que les aberrations commencent avec des politiques qui vont protéger des entreprises aux pratiques amorales, sous prétexte qu'elles créent de l'emploi. Le mot est lâché, amoral, sans éthique, qui désobéit aux lois premières de bon sens, celles-là même qui ramènent à leurs prérogatives premières qui sont, d'œuvrer pour le bien de tous. Quand le produit du travail n'enrichit qu'une élite à défaut des travailleurs eux-mêmes, l'engrenage se grippe. Si le travail n'assure plus aux travailleurs l'assurance de bien vivre, à quoi bon travailler?

D'ailleurs est-ce que le bien du peuple réside en priorité dans le fait d'avoir un travail ou de vivre dans un environnement sain qui ne l'empoisonne pas à chaque seconde?

A notre connaissance, il n'a pas été officiellement trouvé à ce jour, dans tout l'univers observable (93 milliards d'années-lumière, soit la distance parcourue par la lumière en 93 milliards d'années, ce qui fait approximativement 880 000 Milliards de Milliards de km), de planète comme la nôtre, ni pris contact (toujours de façon officielle) avec une autre forme de vie intelligente )+(.

 

Que faut-il de plus à nos hommes politiques pour se poser cette question simple: "la vie n'est-elle pas si rare dans l'univers pour qu'elle ne mérite donc pas d'être protégée avant tout?" 

La vie est le support de toute chose, sans vie il n'y aurait rien. Si vous en doutez, levez simplement les yeux au ciel et observez la lune ou toute autre planète de notre système solaire et vous en serez fixé. Bâtir un système de société qui ferait fi des préoccupations de préservation de la vie serait une aberration. Et bien ce système existe, nous l'avons construit et lui avons donné le nom de capitalisme. Mais ce système, comme d'autre avant lui, a un défaut majeur, c'est celui d'être l'exact reflet des hommes qui l'ont créé!!!

Pour qu'un système sociétal soit réellement efficace, il doit assurer la continuité de la vie et l'égalité entre les êtres vivants qui le composent. Hors, ce n'est absolument pas le cas de notre société capitaliste. Le capitalisme a pour cœur le droit (même le devoir) d'accumuler pour soi et sans limite, autant de richesse que possible ou désirée. Erreur fatale, que nous pointons encore une fois du doigt et qui est celle de penser de façon infinie dans un monde fini. 

 

Erreur d'autant plus dramatique pour nous qui vivons à l'époque où les limites sont atteintes. Car c'est bien le problème qui se pose et avec lequel les politiques d'aujourd'hui doivent jongler. Il faut donc changer le système, mais ce n'est pas si simple, car le système étant le simple reflet des hommes qui le créent, c'est bien avant tout, les hommes qu'il faut changer! Vous pouvez bien inventer 1000 systèmes différents et leur donner à chacun un nom, le problème restera le même tant que l'homme à sa tête reste corruptible.

Mais que manque-t-il à nos hommes politiques? Clairement, de l'intelligence! Etre "écologiste" par exemple, c'est être attentif à la vie, c'est en soit une preuve indéniable d'intelligence, qui devrait être le lot de tout homme,  politique ou non, et non celui d'un parti ou d'un groupe si tant est que cette pensée soit honnête et altruiste. Il ne faut pas perdre de vue que s'il n'y a pas d'écologie, il n'y a tout simplement pas de vie. Tout le reste c'est du baratin, de la complexité stratégique pour embrouiller, enfumer, cacher la vérité pour servir des êtres qui ne pensent au fond, qu'à leurs seuls intérêts.

Le politique a la responsabilité, il a le pouvoir, il doit le reprendre et imposer les lois dont le cœur serait la morale et la protection de la vie sous toutes ses formes, mais il ne pourra le faire sans nous, le politique faisant le plus souvent partie de cette race de courageux qui se mettent toujours du côté du plus fort. C'est à nous, par nos actes et nos pensées, d'orienter le politique vers ce qui est juste et bon pour tous, ce qui implique que nous-mêmes nous le soyons.

Le temps de la compétition touche à sa fin, le temps du partage, de la fraternité de la morale et de l'entre-aide s'annonce. Et si ce temps ne vient pas, porté par ces hommes qui en ont les responsabilités et supportés par chacun d'entre nous,  alors il est fort probable que nous disparaissions tous. Ce sera alors le temps de la haine, de la souffrance et des guerres. Et n'allez pas croire qu'elles se passeront loin de chez nous comme nous en avons trop pris l'habitude! Non, elles seront au cœur de nos villes et villages et pour ceux qui l'auraient oublié, c'était le cas il y a 100 ans tout juste, car à l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes le 11 novembre 2018. Oui c'est bien en Europe qu'ont débuté les deux plus grosses guerres que l'humanité ait connu, si grosses, qu'on les a qualifiées de "mondiales".  Est-ce bien ce que nous voulons, revivre toutes ces horreurs? Surement pas, mais méfions-nous, car pour certains, il n'y a rien de plus lucratif qu'une "bonne guerre"! Ces derniers pourraient bien avoir envie qu'elles se produisent.

 

Si le politique ne redresse pas la barre en mettant le cap sur la morale, l'éthique, l'égalité de traitement, il y a fort à parier qu'il ne supportera pas le poids de la pression populaire, car cette pression populaire risque fortement de grandir. Le choc énergétique se fait déjà sentir et les gilets jaunes et autres bonnets rouges sont de sortie. Le pétrole est trop cher? Mais il ne peut qu'augmenter! C'est mathématique! Le pétrole pas cher, c'est fini! Alors il est temps de prendre conscience de la situation dans laquelle nous nous trouvons, car ce qui va en résulter est potentiellement dramatique.  

Comme déjà mentionné dans l'onglet économie, les écarts de richesse n'ont jamais été aussi grands. Pourtant, les choses sont simples, un seul gâteau et de plus en plus de personne à table.

Imaginez maintenant que la population terrestre soit représentée par  100 personnes. 1 de ces personnes prendrait pour elle seule 43% du gâteau et ne laisserait que 57% aux 99 autres. Si les parts de chacun ne sont pas réduites pour partager de façon équitable que pensez-vous qu'il va se passer? Et bien l'avenir nous le dira, car c'est exactement dans cette situation que nous nous trouvons aujourd'hui.

 

Vous avez compris où nous voulons en venir, le politique est celui qui tient le couteau, qui coupe les parts et qui est censé les distribuer de façon équitable pour le bien de tous. S'il ne joue plus son rôle, alors sa responsabilité sera engagée dans les catastrophes à venir. La Place de la Bastille a connu des guillotines pour les mêmes raisons. Comme si l'histoire, était oubliée et qu'aucune leçon n'en était jamais tirée.

A celui qui aura accumulé pour lui seul le plus de richesse, on décernera le prix de l'homme de l'année. Certains seront qualifiés de modèles à suivre, de premiers de cordée par nos propres dirigeants. 

 

Mais il ne faut pas oublier qu'à ce petit jeu, il n'y a qu'un vainqueur, tous les autres perdent. Pourquoi donc ce culte de l'égoïsme?  N'a-t-on pas plus de valeur à œuvrer pour le bien de tous plutôt que pour soi?

 

Et s'il y a bien une personne qui a comme première prérogative de servir le peuple,

n'est-ce pas le politique?

Pourquoi en sommes-nous là, si loin des intérêts du peuple, du plus grand nombre? Est-ce la faute unique du politique, ou le peuple a sa part? Le politique étant issu du peuple, il est logique de penser que chacun d'entre nous est responsable!

 

Nous nous sommes laissés bercer par le confort, allant jusqu'à jouer le jeu de tous ses ambitieux en qualifiant même des guerres de "bonnes", comme si "guerre" et "bonne" pouvait décemment tenir dans une même phrase.

L'effondrement du politique, c'est une société qui s'effondre de l’intérieur. Yves Cochet dit ceci: "L'effondrement est le processus à l'issue duquel les besoins de base, eau, alimentation, logement, habillement, énergie, ne sont plus fournis à un coût raisonnable à une majorité de la population par des services encadrés par la loi".

Toutes ces choses que nous considérons comme fondamentales et acquises sont d'une extrême fragilité. Regardez ce que ça représente aujourd'hui de vivre en Syrie ou en Libye! Ne nous croyons pas à l'abris de tel désastre en pensant naïvement que ça n'arrive qu'aux autres, ça serait une grave erreur et l'histoire nous montre qu'on l'a déjà commise à de nombreuses reprises.

Si nous n'apprenons pas autrement qu'au travers de la souffrance, alors la souffrance viendra à nous!

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