ECONOMIE

Nous aimons à dire que la vérité réside dans les choses simples. Nous trouvons que cette idée s'applique parfaitement à l'économie tout comme à la politique, notre sujet suivant.

Là où réside complexité, se cache mensonge et manigance, stratagème et entourloupe en tous genres. 

Notre économie a pour support l'argent, simple facilitateur d'échanges de biens. En effet il a été rapidement utile d'estimer la valeur de ce qui était possédé ou produit pour faciliter les échanges et donc le commerce. De nos jours tout a une valeur, même votre vie! Si vous en doutez, demandez à votre assurance ou votre banque. 

Ce système simple à la base, c'est complexifié, car il a été très rapide, pour certains, de comprendre que celui qui possédait le pouvoir de créer l'argent possédait le monde.

"Permettez-moi de créer et de contrôler la monnaie d'un pays et je me moque de qui fait ses lois !".

                                               Mayer Amshel Rothschild (1938)

Les banques se voient donc en possession d'un pouvoir gigantesque, car entre leurs mains, réside le pouvoir de créer l'argent et de le créer à partir de... rien

Oui c'est difficile à croire, on imagine tous naïvement que la banque nous prête de l'argent pour la valeur de ce qu'elle possède en coffre! Mais non, ce monde est révolu depuis longtemps. De nos jours, les banques créent de l'argent au travers de la dette.

La banque va donc vous recevoir, estimer votre capacité à rembourser l'argent qui vous sera prêté, ainsi et surtout,  votre capacité à lui payer les intérêts du prêt. Après signature du contrat de crédit (reconnaissance de dette), la banque créditera votre compte de la somme demandée. N'oublions pas que de nos jours l'argent est dématérialisé (comprenez, il n'existe plus).

En une fraction de seconde c'est donc des centaines de millions, des milliards d'argent qui vont être créés dans le monde, comme ça, d'une simple opération comptable sur un ordinateur.

Tant que ces banques sont nationales et sous le contrôle du pouvoir politique élu par le peuple, qu'importe après tout. Ce dernier va réguler la création d'argent au mieux des intérêts du pays et ainsi, assurer au peuple sérénité et sécurité! Oui, mais en fait, non!

Depuis 1973 où la loi appelée ironiquement la "Loi Giscard Rothschild" a été votée en France, il est interdit à l'état français d'emprunter à sa banque centrale. En réalité l'interdiction définitive, viendra réellement du traité de Maastricht (4 août 1993, article 104) et du traité de Lisbonne (le 13 décembre 2007 article 123) qui imposeront aux états européens d'emprunter uniquement auprès des banques privées.

Certains discuteront le fait d'affirmer que la loi de 1973 est la cause de la dette française (le MondeLibération etc).

Mais quand bien même la procédure n'est pas si simpliste, le procédé de préférer l'endettement auprès de banques privées est simple. Il est justifié selon l'article de Libération par le fait de vouloir  lutter "contre l’inflation (et la préservation de la valeur des patrimoines financiers) au détriment du soutien à la croissance, à l'emploi, à l'investissement public et à la dépense sociale par des politiques monétaires expansionnistes et dirigées administrativement par le Trésor."

Comme nous l'explique plus simplement Pierre-Yves Rougeyron dans son livre "Enquête sur la loi du 3 janvier 1973" (voir vidéo), pour un état, se priver de la possibilité de dévaluer sa monnaie, c'est faire le choix du chômage.

La dette nationale de la France  en 2012 était aux environs de 1740 milliards d'euros pour des intérêts cumulés représentant 80% soit 1392 milliards d'euros. En 2016 nous étions à 2200 milliards de dette pour 1790 milliards d’intérêts, oui vous lisez bien, 1790 milliards d’intérêts. Nous sommes aujourd'hui face à une dette qui dépasse les 2300 milliards et en constente augmentation.

Pour régler la note, l'état doit emprunter autour de 50 milliards supplémentaires par an, soit 4,16 milliards par mois. Une dette en elle même n'est pas un problème tant qu'on possède les moyens de la régler. Elle devient en revanche un sérieux problème quand on commence à emprunter pour payer les intérets! Et c'est justement là ou nous en sommes.

Maintenant devinez qui paye? Vous comprenez désormais ou va votre argent, et nous ne sommes pas les seuls. C'est le cas de 99% des pays dans le monde dont les Etats Unis avec une dette, accrochez-vous bien, de 20 000 milliards de dollars.

 

A ce stade on peut déjà se poser quelques questions. Est-ce que ce système est juste? Pour quelle raison valable des pays devraient s'endetter auprès de banques privées ? Après tout, ces banques font payer des intérêts sur de l'argent qui ne leur coûte rien à produire et sans prise de risque, vu que l'état ne les laissera pas couler! Est-ce normal que les pays soient obligés d'emprunter avec intérêt à des structures privées? Qui sont ces gens à qui des pays doivent de l'argent?

Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres!

Au vue de ces choix, il est simple alors, de comprendre où va se situer le problème majeur d'un tel système et pour se faire, il suffit de se pencher sur les "intérêts". 

 

L’intérêt d'une banque privée se résume en 4 mots, gagner toujours plus d'argent

En donnant le pouvoir aux banques privées, les états ont signé la fin de toute morale.

 

Ils ont donné aux banques privées le pouvoir de gérer l'argent du peuple (dépôts, épargnes) et l'intégralité du système des paiements (gestion des comptes, création monétaire). Résultat, les gouvernements sont pris en otage, car il leur est impossible de laisser une banque s’effondrer sous peine de voir la société toute entière s’effondrer. La prise d’otage du siècle. Impossible de dire non aux banques quand tout repose sur elles (argent, salaires, investissements, etc...)!

Le système se verrouille alors comme un piège à loup sur la patte d'un imprudent. Vous dépendez d'une structure qui vous fait payer ses services au prix fort (par le biais de taux d’intérêts monstrueux) et que vous devrez sauver en payant de votre poche (subvention de l'état) si elle fait faillite, et ce, sous peine de tout perdre. 

 

Il n'existe pas meilleur affaire qu'une banque! A elle les profits, aux peuples les dettes!

Quoiqu'il en soit pour le peuple, cela se traduit d'une seule manière,  L'IMPÔT!

L’impôt a plusieurs formes, il peut être direct ou indirect (impôts sur le revenu, TVA etc...), mais il est par principe équitable. Tout à chacun en payant ses impôts, fait acte de solidarité. De cette façon,  il participe à la richesse de son pays, qui ainsi, assure en retour les besoins  élémentaires en finançant, par  exemple, les services publics (hôpitaux, écoles, transports en commun etc...).

Mais ces impôts ne sont pas perçus comme équitables ou justes par tous. Pour une catégorie de personnes, le plus souvent aisées, l’impôt est perçu comme une perte sèche qu'il va être nécessaire de diminuer au maximum.

Toute une machinerie d'évasion fiscale se met alors en place. Les riches qui ont les moyens de s'installer dans des pays où la fiscalité est plus avantageuse fuient leur pays ou transfèrent leurs sièges sociaux dans des Iles comme le Panama à la fiscalité quasi nulle. Ce manque de solidarité a pour conséquence logique, une part d’impôt plus lourde pour ceux qui restent, les plus pauvres.

L'argument avancé de ces personnes fuyants l'impôt, en dehors du fait qu'il soit jugé trop élevé, serait la faute d'une politique sociale qui coûterait beaucoup trop cher et qui serait la cause principale de la dette ! Bien, mais le social ne serait-il pas le but premier de l'impôt?

Le coût de l'évasion fiscale en France est estimé autour de 60 Milliards  d'euros. 

Le coût de la fraude sociale, en ce qui concerne le RSA est estimé à 100 Millions d'euros. Si on rajoute à ce chiffre les fraudes à la CAF, on obtient 276 millions d'euros (chiffre de 2015). Rajoutons l’absentéisme, la fraude à l’assurance maladie et aux caisses de retraite, nous obtenons un  total de 4 milliards d’euros, soit 15 fois moins que l'évasion fiscale.

Certains rétorqueront que c'est l'ensemble des aides sociales qui coûtent "un pognon de dingue", notre président en tête. Effectivement le chiffre de toutes les aides sociales confondues et nombreuses en France est énorme, 32% du PIB autour de 714 Milliards d'euros. Mais la vraie question n'est pas de savoir si le chiffre est énorme, mais si il est utile et nécessaire? 

-81% (578,34 milliards) de cette somme payent les retraites et les dépenses de santé.

-7,56% (54 milliards), payent les aides familiales. 

-6,16% (44 milliards), payent le chômage et les aides à l'emploi. 

-2,52% (18 milliards), payent les aides au logement. 

-3,08% (22 milliards), payent la lutte contre la pauvreté

Nécessaire ou pas, à vous de juger !

Ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est que l'augmentation des écarts sociaux a toujours été une des causes majeures d’effondrement et de guerre.

Aujourd'hui, 8 personnes sur la planète possèdent à elles seules la moitié de la richesse mondiale. Où cela va t'il nous mener d’après vous?

Qui peut en effet savoir avec certitude où cela va nous mener? Ce qui est sûr, c'est qu'où que ce soit nous y allons et vite, très vite. A coup de marchés, d'actions et autres THF (Trading Haute Fréquence = 113 microsecondes en 2011) qui  accélère tous les échanges, les achats/ventes dans des proportions complètement surréalistes. D'après le Figaro en 2013, c'était 5300 milliards de dollars qui s'échangeaient par jour! C'est plusieurs fois le PIB mondial qui s'échange chaque jour et ça ne cesse d'augmenter. 2013 était en hausse de 32,5 % par rapport à 2010 (4.000 milliards). En 2007, les volumes de négociations se cantonnaient à 3.300 milliards et à moins de 2.000 milliards en 2004.

Encore une fois, la machine se grippe et au lieu de servir le peuple et les entreprises, elle les dessert

 

De ce qui était une bonne idée de mise en commun pour financer, développer, aider, il ne reste plus qu'une vaste zone de jeu digne des plus gros casinos où le but est de se faire le plus d'argent possible en un minimum de temps. Résultat en bout de course, ce sont les prix des denrées alimentaires qui peuvent flamber du jour au lendemain, créant des famines et tuant des milliers de personnes sur la planète. Des entreprises qui coulent alors qu'elles ont des carnets de commandes remplis mais plus les moyens de payer leurs actionnaires! Un non-sens quand les revenus de l'investisseur priment sur les revenus de la société.

 

Quand l'actionnaire scie la branche sur laquelle vous êtes assis, après avoir pris soin de récolter toutes les pommes cela va s'en dire.

Saupoudrez le tout de crise économique histoire de faire avaler la pilule et le compte est bon! Mais quelle crise? Pour qui la crise? Car la crise a bon dos! En effet, comme abordé précédemment, la crise à cette particularité d'être un état provisoire. C'est juste un sale moment à passer!

 

Oui mais quand la dite crise rapporte gros à certains, les choses peuvent vite s'éterniser. Et c'est le cas, les crises s’enchaînent, les riches s'enrichissent et personne n'y voit rien. D'après le magazine Décideurs (Classement 2018 Fortunes 100) les milliardaires se portent bien! Sur les 100 plus grosses Fortunes, le constat est sans appel! Leur richesse a progressé de 15% en moyenne pour atteindre un total de 1928 milliards d'euros. Pour comparaison, le PIB de la France n'a progressé dans la même période que de 3%. Bernard Arnaud, premier milliardaire français au classement, a vu sa fortune s'envoler de 33 milliards d'euros, soit une augmentation de 80% et ce sur une seule année, du jamais vu. Pour les 20 plus grosses fortunes françaises c'est 20% d'augmentation constatés. La crise oui, mais pas pour tout le monde! 

L’effondrement du système économique n'est pas à prendre à la légère, il se pourrait même qu'il soit le premier à survenir.

Au vue de la folie des bulles financières qui existent partout dans le monde et qui continuent à gonfler, pousser par des pays qui refusent de perdre leur suprématie face à des pays en pleine croissance qui produisent à tour de bras. La guerre économique fait rage et le mot est bien choisi, car c'est bien de guerre dont il est question! Et comme dans toute guerre, seule une petite minorité s'enrichie au détriment du reste du monde. Mais cette petite minorité qui alimente sans cesse cette guerre qui lui est si profitable, oublie une chose. Cette guerre pourrait bien être responsable d'un effondrement en chaîne (climatique, écologique, énergétique, politique) auquel personne ne pourrait survivre, pas même eux.

Où est le bon calcul, on se le demande?  

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