Solutions ?

Les solutions, voilà ce qui nous préoccupe tous à ce stade. Au vu de tous les éléments déjà évoqués dans nos pages, quelles sont les solutions possibles qui pourraient nous faire éviter le pire? Mais surtout, y en a t'il ?

Si cette page a mis du temps à émerger sur ce site, c’est que sa rédaction a été complexe. En effet entre les croyances et la réalité, il y a tout un monde et il nous semblait capital de ne pas tomber dans le piège des croyances. Faire le tri entre croyances et réalité n'est pas chose aisée et il est possible que le résultat de ces recherches déplaise à la plupart d'entre nous. Car pour la plupart d'entre nous, nous nous sommes coupés de la réalité des lois naturelles, préférant y mettre nos propres lois. Nous avons pu le faire grâce à notre capacité de coopération, notre ingéniosité et l'exploitation des différentes ressources que nous offre la planète, qu'elles soient énergétiques ou primaires.

Autoritaire, totalitaire et arbitraire, voici la définition des lois naturelles données par Vincent Mignerot dont nous partageons le point de vue. Autoritaire, car si un être humain n'arrive pas à assurer son alimentation, sa santé et sa sécurité, il meurt. Totalitaire, car ces lois s'appliquent à l'ensemble des êtres vivants. Arbitraire, car elles s'appliquent en toute impartialité! Pas de justice, pas de mérite, pas de bien ou de mal, que la vie et son inexorable finitude.

Il est très important de comprendre ceci, car si nous avons pu, en partie, nous  affranchir de ces lois via notre technologie supportée par des montagnes de ressources et d'énergies, il n'est pas idiot de penser que nous pourrions ne plus arriver à nous en affranchir le jour ou ces ressources viendraient à manquer! Et c'est bien de ça dont il est question en partie, car nous savons avec certitude que certaines de ces ressources vont belle et bien venir à manquer d'ici peu.

Comme un bon film de Tarantino, permettez nous de commencer par la fin, des solutions, il n'y en a pas!

Laissez nous vous expliquez pourquoi nous tenons ces propos! Commençons par définir ce que nous comprenons par solution, car c'est en partie dans sa définition que tout va se jouer. En effet pour la grande majorité d'entre nous, trouver des solutions consiste à trouver les moyens de maintenir notre système de vie tel qu'il est, maintenir notre société hyper consommatrice en ressource, en énergie et en constante croissance. Ceci est impossible, les lois de la physique ne le permettent pas.

 

Petit rappel des faits, mais avant de commencer, il nous semble important d'éclaircir un point précis ! Il sera ici question de science, de physique, de mathématiques, de comptabilité. Il n’y a pas de place pour les intuitions, les croyances ou les superstitions, il est fondamental d'être pragmatique et concret si l'on veut se faire une juste idée des enjeux.

Notre problème principal est climatique, si ça chauffe trop sur terre, la vie s'arrête. Plus de biodiversité possible, plus de vie, car tout, absolument tout le vivant repose directement ou indirectement sur le végétal! Je vous passe les cataclysmes divers, qu’importe ! Que l’eau monte, descende ou gèle, que le ciel se déchaîne, qu’il fasse très froid ou très chaud, que les volcans se réveillent tous ou que la terre tremble aux quatre coins du monde, peu importe les causes, si il n’y a plus de végétation possible, il n’y a plus de vie, ou du moins plus de biodiversité telle que nous la connaissons. Sans arbre, plus de vie sur terre. Demandons nous alors pourquoi malgré ces connaissances nous continuons toujours aujourd'hui, à les couper dans des proportions faramineuses?

Ce qui accentue le  réchauffement de la terre sont les gaz à effet de serre. Les principaux gaz à effet de serre sont le CO2, le méthane et la vapeur d’eau. Le CO2 est principalement produit par l’utilisation des énergies fossiles, pétrole, gaz, charbon et différentes réactions chimiques issues de nos industries. Le méthane est principalement produit par l’élevage intensif de bovins, le fameux pet de vache qui fait rire en premier lieu, mais qui n'a plus rien de drôle quand il est regardé de façon scientifique et sérieuse. La vapeur d’eau est le fruit de l’évaporation de l’eau qui est principalement produite de façon naturelle, à noter que plus le climat se réchauffe, plus sa production s'accélère. Nous trouvons ensuite un effet multiplicateur important qui est nous, êtres humains et le nombre croissant de la population terrestre ces 2 derniers siècles.

Ce qui produit trop de ces gaz à effet de serre, c’est nous, nous et notre système de société basé sur une consommation des ressources constante et croissante. En effet, produire, n’est rien d’autre qu’exploiter des ressources dont une partie sert de matière première et l’autre d’énergie pour les transformer. C'est de l'exploitation et la transformation des ressources qui nous entourent que sont issus absolument tous les biens que nous pouvons posséder ou observer autour de nous, mais aussi et surtout, les machines qui nous permettent de produire dans des proportions phénoménales tous ces biens et autres denrées alimentaires nécessaires à nourrir bientôt 8 milliards d'humains.

Nous trouvons deux types de ressources sur terre, les renouvelables et les non renouvelables. Pour les ressources renouvelables le constat est simple, nous exploitons et prélevons ces ressources au delà de ce que la terre est capable de les renouveler. Pour les énergies non renouvelables, qu’importe ! Les stocks de départ étant fixes, il est question ici de gestion et d’intelligence, mais nous reviendrons sur ce point plus tard. Pour le moment il est important de comprendre que le réchauffement climatique est dû à la prolifération de gaz à effet de serre, gaz qui sont le fruit de notre exploitation des ressources et de notre croissance. 

 

Ce que nous devons retenir, c'est que produire et consommer, c'est inévitablement réchauffer le climat ainsi que prélever et détruire notre environnement.

Notre problème est simple, nous sommes l'espèce vivante la plus coopérative qui existe sur terre, dit autrement, l'espèce qui a acquis la plus grande capacité de captation des ressources. Le modèle capitaliste est d’ailleurs le modèle le plus évolué dans ce domaine, c'est le modèle qui a permis via l'utilisation d'énergie et la fabrication de machines complexes, de capter la plus grande quantité de ressources de toute l'histoire de l'humanité. C'est la raison pour laquelle il s'est imposé de lui même et pour laquelle nous sommes passés de 500 millions d'habitants à bientôt 8 milliards en seulement 2 siècles. Mais c'est justement cette capacité de captation gigantesque de ressources au service d'un modèle de croissance qui est la cause de tous les effondrements présents comme à venir. Pourquoi? Parce qu'un modèle capable de capter d'énormes quantités de ressources est un modèle qui modifie en proportion son environnement. Enfin, un modèle basé sur une croissance constante, est un modèle qui s'affranchit des limites, hors les limites existent et s'en affranchir, c'est inévitablement finir par les dépasser. Tout le monde est conscient de ce que représente le fait de dépasser une limite, pour faire court, ça finit rarement bien.

Que pouvons nous faire face à ce constat? Devons nous décroître?

 

Oui, mais il est aisé de tirer des conclusions hâtives sur ce sujet, hors nous allons voir que rien n'est tout blanc ou tout noir en ce monde complexe! En effet, en ce qui concerne le réchauffement climatique, le problème n'est pas tant un problème de population, mais plus un problème de consommation. La logique voudrait que plus on est nombreux, plus on consomme, mais dans notre monde mécanisé les dés sont pipés! En réalité plus on est mécanisé plus on consomme.  La vérité la voilà, les pays comme ceux d'Afrique centrale, qui sont montrés du doigt pour leur haut taux de croissance démographique, sont paradoxalement les pays qui ont le moins d'impact sur la consommation des ressources ou sur la production de gaz à effet de serre! Et c'est le cas de tous les pays pauvres, ce qui est logique quand on comprend que les gaz à effet de serre sont issus d'une forte production et donc consommation, apanage exclusif des pays riches. En réalité ce sont bien les pays riches à faible taux de croissance démographique qui ont le plus d'impact sur la consommation des ressources tout autant que sur la production de gaz à effet de serre.

 

Néanmoins, la surpopulation des pays pauvres n'est pas sans conséquence, car le problème n'est pas que climatique. Dans les pays comme l'Inde ou l'Afrique elle pose de nombreux problèmes tout aussi graves, comme celui de la destruction des espaces sauvages au profit des villes et des champs pour nourrir la population. L'impact sur la biodiversité est alors catastrophique et participe à l'extinction d'espèces sauvages telles que les célèbres éléphants ou tigres, qui ne trouvent plus d'espace de vie. Faut il leur jeter la pierre? Oh que non ! En effet par l'exploitation sans partage que nous avons fait et faisons encore des ressources de ces pays, nous participons de façon active à leur appauvrissement, sans même parler des déstabilisations politiques via le soutien de dictateurs qui ne permet pas de favoriser un climat général propice au développement durable.

 

De nombreuses études montrent que les pays riches régulent naturellement leur population autour de 2 enfants par couple, là ou les pays pauvres sont entre 5 et 6 enfants. Mais ces enfants ne sont pas conçus par hasard. Dans les pays pauvres, les enfants sont une source de travail et de revenu indispensable dans une famille pour survivre. Ajoutez à ça, une exposition accrue aux maladies dues à des conditions de vie insalubres, un manque cruel de nourriture saine, d'eau potable et d’accès aux soins et vous comprenez alors la nécessité d'avoir entre 5 ou 6 enfants par foyer. Cela ne vous rappelle rien? Première loi naturelle citée plus haut, autoritaire, car si un être humain n'arrive pas à assurer son alimentation, sa santé et sa sécurité, il meurt. 

Ce qui est certain, c'est que le débat sur la régulation de la population est véritablement tabou dans les pays développés! Nous constatons d'ailleurs que la France à déjà fait un choix opposé à la décroissance démographique en votant des lois favorisant la natalité comme la PMA. Pourtant si une femme ou un homme ne peuvent naturellement pas avoir d'enfant, pourquoi devrions nous forcer la nature? Nous comprenons le choc que peu provoquer ce genre de propos, mais il nous semble important que certains débats soit abordés d'un autre point de vue alors que l'humanité va devoir faire face à de profonds bouleversements qui iront bien au delà du simple désir d'avoir un enfant.

Sachant qu'un enfant issu de pays développé va consommer et impacter la planète en moyenne 6 à 7 fois plus qu'un enfant issu de pays pauvre, la question n'est plus seulement une question de démographie, mais bien une question de partage des richesses! C'est cette vérité que nous autres pays riches, refusons de voir, car nous ne voulons pas partager!

De ce fait, avoir une réflexion globale en tant qu'espèce humaine, sans distinction de race ou de classe, sur les limites de notre planète et celles que nous devons nous imposer afin de préserver un équilibre naturel essentiel à toute vie, ne doit pas être tabou. Avoir une réflexion par pays sur la capacité d'accueil de chacun dans des conditions optimales et écologiquement responsables, ne semble pas être une réflexion stupide dans un monde fini. Ces réflexions doivent avoir lieu et doivent être accompagnées de mesures contraignantes sur les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre ou sera absolument inutile et inefficace. Il est important aussi pour les pays riches de ne pas perdre de vue qu'une partie non négligeable de leurs richesses est issue de l'exploitation des pays pauvres. Les pays riches doivent assumer avec honnêteté leur responsabilité quant aux catastrophes écologiques et climatiques à venir.  Se cacher derrière des chiffres en baisse d'émission de CO2, après avoir délocalisé sa production dans des pays comme la Chine à fort taux d'émission, c'est se voiler la face. Le niveau consommation nous semble être un indice bien plus probant sur les responsabilités de chaque pays en terme d'émission de gaz à effet de serre.

"Nous n'héritons pas des richesses de la terre, nous les empruntons à nos enfants"

Si le réchauffement climatique est un problème majeur, au vu de sa capacité à pouvoir éradiquer la majorité de la vie sur terre, ce n'est paradoxalement pas le problème le plus urgent. Notre capacité à détruire notre environnement est sans égal ! Nous pesons d'un tel poids sur notre planète, que notre mode de vie, à nous autres êtres humains, est la cause de la 6ème extinction de masse de la biodiversité depuis celle des dinosaures! aucune espèce vivante ne peut vivre sans le support d'un écosystème riche et stable. Si nous exterminons notre biodiversité nous disparaîtrons à coup sur avec elle!

 

Si on se base sur la date de rupture des capacités de la planète à se renouveler, la diminution par 2 au minimum à l'échelle mondiale de notre consommation des ressources renouvelables est la seule solution ! Cette division par 2 est une moyenne mondiale et ne reflète pas la consommation réelle par pays. Pour nous français la consommation ne doit pas être divisée par 2, mais par 6.

Pour ce qui est des ressources non renouvelables, la logique nous impose de nous en affranchir totalement, le plus tôt possible pour 2 raisons principales! La première est que leurs stocks sont finis et qu'ils vont inévitablement finir par manquer, la deuxième parce que leur utilisation détruit l’écosystème et participe au réchauffement climatique. Comme nous avons pu le constater dans les pages précédentes, ce n’est pas du tout la direction choisie jusqu’à ce jour par l'ensemble des pays développés comme en développement, bien au contraire.

Ce que nous devons bien saisir, c’est que toute notre société repose sur l'exploitation d'une quantité gigantesque de ressources et surtout d'énergie, énergie qui permet à un homme de faire le travail, via des machines, de plusieurs milliers d'hommes! La fameuse armure d'Ironman, c'est ça notre réalité! Il n'y a rien de vert quand on prélève en quantité, quelque soit la ressource prélevée! Rien n'est gratuit, tout se paye et dans ce cas c'est toujours la nature qui paye la facture. C'est la réalité sur laquelle reposent nos sociétés,  notre confort de vie, c'est ce que nous devons impérativement comprendre pour se laisser une chance de faire face avec intelligence aux changements à venir.

En ne prenant en compte que le problème énergétique, sans même parler d'écologie ou de climat, notre société industrielle va forcément s’effondrer dans les décennies à venir.

 

​Ce que nous devons aux énergies fossiles est tellement gigantesque, qu'il nous est impossible de le remplacer. Cette réalité peut être vue de deux façons différentes. Pour certains, c'est la fin de nos sociétés industrielles et modernes et le retour à une vie précaire avec son lot de violence et d’insécurité! Pour d'autres, c'est l'assurance que le monde va devoir ralentir et ce pourrait être le salut de l'humanité réduisant mécaniquement son poids sur l'environnement! Mais l'humanité a toujours pesé sur la nature, les lois naturelles elles-mêmes l'imposent, nous ne pouvons pas nous en affranchir! Il est impossible de prédire comment les choses vont réellement évoluer, quels seront les choix qui vont être faits par les populations, les pays, mais il nous semble évident que prélever avec intelligence, prélever juste ce qui est nécessaire et qui permet à la terre et à toutes les autres formes de vie de subsister en bon équilibre, sera inévitablement la meilleures chose à faire. Chaque pays devra, selon sa géographie, se poser les questions du renouvelable au plus haut niveau. Restaurer la biodiversité, réparer les écosystèmes détruits ou altérés, devrait déjà être une priorité nationale. Encore une fois, les problèmes de quantité s'imposent d'eux-mêmes dans un monde fini, ne pas en tenir compte, c'est choisir le camp de la guerre!  

Les questions de partage et d'équité à l’échelle mondiale sont donc centrales et incontournables dans la résolution des problèmes à venir.

 

Ces réflexions doivent avoir lieu au plus haut niveau car si l'humanité ne se régule pas d'elle-même, la régulation se fera de façon naturelle et sera inévitablement subie et violente.

De façon objective et suite aux différents constats sur l'état de la planète, l'exploitation dramatique de ses ressources, les comportements humains et les décisions humaines prisent à se jour, il nous semble clair, au vu l'ensemble de ces éléments, que la direction prise nous mènent inévitablement vers un effondrement global, au mieux de nos sociétés industrielles, au pire de l'ensemble de l'écosystème terre.

Vous avez compris que dans ces circonstances, il est plus sage de faire le deuil de notre mode de vie, à nous pays riches, pour se laisser l'espace d'en envisager un autre plus sobre. Nous ne pourrons pas maintenir nos sociétés hyper consommatrices, mais nous pouvons préserver la vie et vivre autrement. Ce qu'il nous faut, c'est penser gestion, optimisation, recyclage, global, il nous faut penser ensemble, vite et grand!

Il nous faut agir, il nous faut des actions qui aient un réel impact, qui fassent véritablement basculer les choses du côté du vivant.

En effet aussi louables soient-ils, il apparaît que tous les petits gestes personnels ne suffiront pas, car ils ne représentent en réalité que seulement 25% du problème. Ils doivent être faits, mais si ils ne sont pas accompagnés de mesures politiques contraignant notre système de production à l’échelle mondiale, ils seront tout simplement inutiles. L’exemple de l’eau est flagrant! Seul 9% de l’eau est consommée par les ménages, tout le reste soit 91% est utilisé par l’industrie et l’agriculture. Pour les déchets, même combats, seulement 8 à 10% concernent les ménages. L’agriculture et l’industrie sont donc la clef de l’eau et des déchets de demain. Si des mesures contraignantes ne sont pas prises pour limiter l’utilisation de l’eau et la gestion des déchets dans ces domaines, nous pourrions bien tous nous laver une fois par semaine au gant de toilette ou avoir 20 poubelles de recyclages différentes, que nous n'aurions pas réglé le début du commencement du problème. Vous voyez ou nous voulons en venir ! Manger, boire et respirer nous est vital! Avoir des centaines de vêtements multicolores bien moins. Ces exemples nous montrent aussi que les choix faits par  notre société actuelle sont en complète inadéquation avec les réalités de ce monde. Laisser mourir notre agriculture locale et notre autonomie alimentaire, au profit de marchés mondiaux favorisant l'échange de produits que nous qualifierons pour beaucoup de superficiels, nous semble être une erreur...

Des choix doivent être faits et doivent être faits sur des bases saines, qui prennent en compte les limites, qui soient animés de raison, de sagesse et non plus animés par le simple désir de profit et de croissance. Nous devons non seulement réclamer ces choix à nos dirigeants, mais les accepter, quand bien même ces choix sembleraient nous priver de liberté! Certaines entreprises ont pollué et polluent encore des terres et des rivières, empoisonnant des millions de personnes et ces entreprises ne sont que peu contraintes, sous prétexte qu'elles génèrent profits et emplois! C'est un non sens total, sachant qu'elles sont la cause de millions de morts. (film "Dark watter")

 

Pour qu'un changement de société à grande échelle puisse s'opérer, nous devons tous en accepter les contraintes! Non seulement les accepter, mais plus encore, les exiger.

Pour changer une société, il faut changer les hommes qui la pensent, la font et la composent !

Nicolas Hulot nous rappelle lors de la conférence Climax, que Victor Hugo disait du progrès que c'était une révolution faite à l'amiable! Mais soyons conscient d'une chose, la fenêtre de négociation à l'amiable se ferme rapidement car la violence est déjà là! Ce que nous allons dire ne va pas plaire à Mme Sylvie BRUNEL ("Toutes ces idées qui nous gâchent la vie"), mais notre société n'est pas simplement belle parce que nous autres habitants de pays développés y vivons globalement mieux que par le passé, elle est surtout violente, car elle s'est bâtie en partie sur le dos et la souffrance d'autres humains et êtres vivants, ce qui n'est pas tolérable.

" Ce qui est radical, c'est la situation actuelle! C'est déjà ce qu'elle impose, elle est d'une violence inouïe! Parce que l'enjeu écologique c'est un enjeu de dignité humaine, de justice sociale!

La crise climatique aujourd'hui va frapper prioritairement des hommes, des femmes et des enfants qui sont déjà en situation de vulnérabilité, qui subissent les conséquences d'un phénomène qu'ils n'ont pas provoqué, qui lui-même est la conséquence d'un modèle de développement dont ils n'ont pas profité et qui parfois, s'est fait sur leur dos. C'est pas d'une extrême violence ça?!?".  N. HULOT

Le changement se fait seulement quand nous comprenons intérieurement que la situation dans laquelle nous vivons est mauvaise en ce sens, qu'elle ne répond pas aux lois naturelles. La nature tend vers l'équilibre, l'équité et nous impose la sobriété, voilà la direction vers laquelle nous devons aller pour bâtir un nouveau monde.

Aujourd'hui, l'utopie a changé de camp: est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant.

En effet notre modèle de société est la cause directe de nos problèmes présents comme futurs. Vouloir à tout prix le maintenir en place est une erreur et penser qu'on peut continuer à vivre ainsi en pesant à ce point sur la planète, une utopie! Il nous faut cesser de croire qu'en continuant à faire les mêmes choses, nous allons un jour, obtenir des résultats différents. Il nous semble plus réaliste de s'attarder à développer les grandes directions à suivre, celles qui nous paraissent être les meilleures bases pour bâtir une nouvelle société, un nouveau monde capable de nous offrir à nous, êtres humains, tout autant qu'au reste du vivant, les capacités de vivre en parfait équilibre et  harmonie de façon durable.

L'équité, l'égalité de traitement nous semble être le cœur de la réussite d'un tel projet. L'écart entre les classes sociales ne peut continuer à se creuser, mais au contraire, doit s'écraser pour finir par disparaître. Et que les choses soient bien claires, il n'est pas question ici de niveler au maximum vers le haut, mais bien de niveler au maximum vers le bas! Il nous faut moins prélever, moins capter de ressources, en moyenne 6 fois moins. Nous devons impérativement moins consommer ce qui ne sera pas facile, car nous n'avons pas du tout été éduqués dans ce sens et nous ne sommes pas du tout câblés cérébralement pour ça ("Bug Humain"). Ce que nous dicte le réchauffement climatique, c'est que pour résoudre les problèmes présents comme futurs, nous devrons tous travailler de concert, les uns avec les autres et non les un contre les autres.

Sans équité il ne peut y avoir d'unité. Et c'est la vrai bonne nouvelle, car au fond, ce problème climatique sera peut être le fameux "ennemis commun" capable d'unir l'humanité.

Mais ce concept d'équité ne semble pas être la direction choisie par la France comme d'autres pays européens. En effet une vague de privatisation touche notre pays et ce depuis plusieurs années déjà. L'idée générale serait que le privé ferait mieux que le public, comme si le seul moyen qu'une entreprise fonctionne soit uniquement motivé par le profit et non par le désir du service rendu. Une entreprise de service public n'a pourtant pas pour vocation de faire du profit, mais celle de rendre un service au public, public qui la finance par l'impôt. De notre point de vue, privatiser les banques, l'énergie, le transport, les hôpitaux, le réseau routier ou tout autre bien vital et stratégique au bon fonctionnement d'une société nous semble être une erreur, peut être même, du vol ! Du vol de capitaux tout autant que de pouvoir.

Ces privatisations pourraient même apparaître suspicieuses, à quelque années d'un effondrement programmé. Comme si une classe oligarque bien informée,  s'assurait de posséder tous les biens et ressources stratégiques et vitales avant la grande débâcle. Complot? Nous n'irons pas jusque là, mais il semble utile de ne pas perdre de vue l'histoire, ce qui a été fait et ce qui se fait politiquement en ce moment-même. Ne soyons pas naïfs, ceux qui posséderont les ressources seront ceux qui auront le pouvoir et qui survivront. Croire que l'homme de demain sera différent de l'homme d'hier, plus enclin au partage serait faire preuve de faiblesse d'esprit pour ne pas dire de bêtise. L'homme de demain ne sera en rien différent si rien ne l'oblige de façon radicale à changer.

 

Car le problème au fond n'est pas climatique ou écologique, mais bien humain! Que peut-il être d'autre d’ailleurs?

 

Il nous semble important de ne pas regarder le passé d'un regard trop accusateur et ce pour deux raisons. La première est que ça ne résoudra pas notre problème présent comme futur! La deuxième, car l'être humain est globalement le même que par le passé, en d'autres termes, nous ne sommes pas meilleurs que nos ancêtres et aurions fait les mêmes erreurs si nous avions vécu à leurs époques. C'est notre message à la jeunesse, ne perdez pas trop de temps à regarder derrière pour chercher les coupables d'hier, regardez plutôt devant vous pour chercher les coupables d'aujourd'hui et trouver les solutions pour demain. Il est parfois surprenant de constater qu'on peut trouver un coupable en se regardant simplement dans le miroir.

 

Nous allons tous devoir, nous européens, vivre de façon juste et accepter de baisser notre train de vie, ou nous devrons assumer que des hommes, des femmes, des enfants et une foultitude d'êtres vivants, meurent tout autour de nous, par notre faute. 

Quoiqu'il en soit, pour que tout à chacun puisse vivre décemment dans un monde limité en ressources, il faudra inévitablement se rationner et partager, dit autrement S'ENTRAIDER. La situation est comparable à un buffet gratuit prévu pour 100 personnes. Si 10 personnes prennent 4 x plus que prévu en remplissant leur assiette sans se soucier des autres, alors c'est potentiellement 30 personnes qui n'auront rien à manger ou 90 personnes qui devront se rationner. C'est l'image même du monde dans lequel nous vivons ! L'éducation, l'esprit de solidarité sera la clef d'un avenir paisible. Tant qu'il existera des personnes qui n'auront pas la courtoisie et la bien séance de remplir leur assiette avec modération, nous ne pourront éviter les catastrophes! Ces personnes pourront bien se cacher derrière des mots, de belles idées comme la liberté ou la démocratie, ça ne changera rien si eux-mêmes s'en dédouanent!

 

Il est d’ailleurs intéressant de constater que ceux qui manquent profondément d'éducation, sont parfois ceux qui se vantent d'en avoir le plus!

 

Si les classes aisées refusent de partager leurs richesses et décident de mettre leurs fortunes dans des technologies capables de leur assurer le maintient de ces richesses via le contrôle du pouvoir, alors l'humanité glissera dans de terribles affrontements.

 

De ce fait, il semble évident qu'il est souhaitable pour toute personne, quelque soit sa classe sociale ou son origine, que de tels affrontements n'arrivent jamais.

 

N'oublions pas que nous européens, faisons partie des riches de ce monde. Il nous faut construire un modèle de société basée sur la sagesse et en équilibre parfait avec notre écosystème! Nous devrons l'adapter, l'exporter et même le financer si nécessaire, dans les pays qui manqueraient de moyens pour le mettre en place. Ce serait un juste retour des choses envers ces pays que nous avons tant exploités, mais surtout, ça serait nous garantir un équilibre mondial capable de nous éviter le pire.

De belles paroles pensez-vous? Oui surement, mais ce qui est certain, c'est que rien ne sera simple! Tout sera compliqué, tout demandera de nombreux efforts, efforts physiques, financiers, mais aussi culturels, spirituels, il faudra accepter les différences, ne pas imposer, il faudra se comprendre et se respecter, bref il nous faudra changer de paradigme et ça ne se fera pas sans des efforts titanesques. Est-ce une raison pour ne pas essayer? Non, mille fois non.

C'est ici que tout va se jouer, il nous faut à tous des organes de pouvoir conscients de la gravité de la situation et prêts à agir à la juste mesure des dangers qui nous attendent. Pour obtenir ça, il n'y a qu'un seul moyen, il faut des peuples tout aussi conscients qui les exigent! 

Bâtir une telle société ou transformer celle existante de façon radicale ne sera pas une mince affaire. De ce fait, il nous semble impossible que cette transformation se fasse sans le travail de chaque citoyen. Ce que nous voulons dire, c'est que notre modèle de société est un modèle qui assiste bien trop les citoyens que nous sommes en les déchargeant de leurs responsabilités. En effet il est clair aujourd'hui que la majorité d'entre nous n'avons pas la moindre idée des conséquences que sont celles de fabriquer une simple paire de chaussures. Qui connait avec exactitude quel est l'impact sur la planète de la fabrication de milliards de chaussures pour nous chausser tous? Vous voyez où nous voulons en venir? On consomme sans avoir la moindre idée de ce que ça coûte à notre environnement, nous en sommes complètement coupés et de façon volontaire, car les fabricants ont bien compris que si nous savions réellement toutes les vérités qui se cachent derrière les processus de fabrication, nous serions surement moins enclin à acheter leurs produits. C'est la raison pour laquelle il est très difficile de pénétrer certaines industries qui se cachent, comme Coca-Cola, derrière le secret industriel pour ne pas dévoiler les éléments qui composent leurs boissons, boissons pourtant bues par des milliards de personnes chaque jour! En bout de cette chaîne vous trouverez la publicité, qui comme vous pouvez le constater, va bien se garder de venter les défauts de leurs produits, pour ne mettre en avant que leurs qualités, en vous déculpabilisant au maximum pour vous inciter à l'achat. Une idée pour demain: pourquoi ne pas créer un nouveau label, code couleurs illustrant de façon simple l'impact sur l'environnement de la fabrication de chaque produit (CO2 émis, matière première nécessaire etc...)

Nous sommes enfin trop assistés, préférant délaisser le pouvoir et ses responsabilités à des hommes qui se proposent de les endosser. Peu importe les motivations de ces hommes, il nous apparaît évident qu'ils ne pourront pas tout, étant eux-mêmes le produit de ces organes de pouvoir, de ces grandes écoles, de ces banques et grosses entreprises qui financent et mettent des pressions à tous les niveaux possible pour faire de la société, celle qui leur est la plus profitable. Presque 90% de la presse française appartient à 10 milliardaires dont 5 font partie des 10 plus grosses fortunes de France. Mais ils possèdent aussi 55% des chaines TV et 40% des radios. On peut aisément dire que l'information est soigneusement orientée pour que les choses aillent dans une seule direction, leur profit. Sachant ceci, nous comprenons que changer la société nécessitera un contre pouvoir important, nécessitera le travail de chacun d'entre nous. Les solutions ne peuvent venir d'en haut, trop de conflits d’intérêts, elles viendront d'en bas, elle surgiront de milliers d'idées locales adaptées à chaque département, puis région, puis enfin pays, elles viendront de vous!

Vous voulez agir pour demain? Alors augmentez votre niveau de connaissance et partagez, partagez votre savoir avec votre entourage. Il faut sensibiliser au maximum, nous devons tous être conscients, unis pour parler d'une seule voix. Ceci peut se faire très rapidement et il semble que ça commence à s’accélérer, avec l'aide de nombreuses associations et figures emblématiques comme Greta Thunberg. 

Partagez ce site et tout autre moyen de diffusion de connaissance. Offrez des livres sur tous ces sujets, notre galerie pourra vous aider à faire vos choix. Partagez textes et vidéos, partagez vos espoirs et désespoirs, n'ayez pas peur de montrer vos inquiétudes à vos proches. 

En augmentant notre niveau de connaissance nous augmentons notre capacité à prendre les meilleures décisions. Étrangement les actes se font simplement et sans efforts quand ils ont du sens. Les mensonges et autres manipulations fonctionnent aussi moins bien sur une personne informée.

Mais surtout, en augmentant notre niveau de connaissance, nous aurons peut-être l'idée, nous trouverons peut être les solutions du changement!!! Nous avons tous des compétences et nous pouvons tous, changer les choses à notre niveau. Chacun d'entre nous dans son corps de métier, peut agir, car il est le mieux placé pour le faire.

Si chacun d'entre nous, à son échelle, dans son champs de compétence, revoie ses priorités pour qu'elles soient cohérentes avec un monde en contraction, peut-être alors, nous arriverons à changer nos sociétés pour une juste transition!

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A l'heure où nous écrivons ces dernières lignes, nous sommes en pleine crise du Coronna virus! Malgré le désastre que ce virus est pour les personnes ayant perdu un être cher, il est aussi une note d’espoir. Il nous montre à tous que, quand le danger est clairement identifié, l'humanité tout entière est capable de prendre les mesures contraignantes pour y faire face. Il nous montre aussi les limites de la délocalisation et les bienfaits d'une production locale et des circuits courts. Nombre de pays développés ont perdu leur indépendance dans de nombreux domaines cruciaux comme la production de médicament. Nous pensons que nombreux sont ceux qui vont rapatrier certaines productions suite à cet événement. Quoi qu'il en soit, toute l'économie est mise au ralenti, du jamais vu! La vie a pris le dessus sur l'économie, elle a pris la place qui lui est due et c'est un véritable espoir pour le futur. Nous constatons aussi de façon claire, que quand l'humain cesse d'agir, la nature reprend vie avec force. Nous devons nous effacer, laisser la place au vivant, notre survie-même en dépend. Nous pouvons le faire, il suffit simplement de le décider, alors décidons le dès maintenant, car ce qui s'en vient, sera bien plus destructeur que ce "petit virus".

Tout est entre nos mains, la paix comme la guerre! Sans hommes décidés à se battre, il ne peut y avoir de guerre. Ce dont nous avons besoin, c'est de chacun d'entre nous, nous avons besoin

De Colibris Pour La Planète

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